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Faire durer un piège photographique : piles, cartes SD et hiver

Un piège qui s'éteint au bout de dix jours, c'est un trou dans le suivi et un déplacement de plus. L'autonomie dépend surtout de trois choses : l'alimentation, les réglages et la saison.

1. Ce qui vide les piles

  • La nuit : les LED infrarouges consomment beaucoup. Un piège souvent déclenché de nuit s'use bien plus vite.
  • La vidéo : plus elle est longue et de haute définition, plus elle coûte.
  • Les faux déclenchements : herbes, branches ou soleil dans le champ peuvent déclencher le piège des centaines de fois.
  • Les fonctions connectées : Wi-Fi, Bluetooth ou envoi par réseau mobile réduisent fortement l'autonomie.
  • Le froid, qui réduit la capacité de nombreuses piles.

2. Choisir ses piles

  • Lithium (format AA) : les plus chères, mais elles durent le plus et supportent bien le froid. Le meilleur choix pour l'hiver et les sites éloignés.
  • Alcalines : bon marché, mais elles perdent beaucoup de capacité au froid, et une pile usée peut couler dans le piège.
  • Rechargeables NiMH : économiques à la longue. Leur tension plus basse (1,2 V au lieu de 1,5 V) ne convient pas à tous les pièges : vérifiez la notice, et choisissez des modèles à faible autodécharge.

Ne mélangez jamais piles neuves et usées, ni deux types de piles dans un même piège.

3. Alimentation externe

Beaucoup de pièges ont une prise pour une batterie externe ou un panneau solaire. Vérifiez dans la notice la tension acceptée et le sens du branchement avant de brancher quoi que ce soit. En hiver et sous couvert forestier, un panneau solaire produit peu : placez-le dans une trouée bien exposée, ou comptez surtout sur la batterie.

4. Des réglages économes

  • Une durée de vidéo adaptée à ce que vous cherchez, souvent 20 à 30 secondes.
  • Un délai entre deux déclenchements, plutôt qu'aucun.
  • Une sensibilité adaptée au site : forte sur un passage dégagé, plus faible si la végétation bouge.
  • Les fonctions inutiles coupées : écran, Wi-Fi, envoi des images.

Le plus efficace reste un champ bien dégagé : voir bien poser un piège.

5. Cartes SD

  • Une carte rapide (classe U3 ou V30) pour la vidéo, d'une capacité que le piège accepte : certains ne lisent pas les grandes cartes.
  • Formatez-la dans le piège, pas sur l'ordinateur.
  • Gardez un jeu de cartes de rechange : au relevé, échangez la carte au lieu de la vider sur place. C'est plus rapide, et les fichiers d'origine restent intacts.

6. L'hiver

  • Condensation : en rentrant un piège froid au chaud, laissez-le dans un sac fermé le temps qu'il se réchauffe, pour éviter la buée à l'intérieur.
  • Étanchéité : un joint propre et sec, et le boîtier bien fermé.
  • Neige : elle réduit la hauteur entre le sol et le piège ; posez un peu plus haut, et vérifiez que la lentille n'est pas couverte de givre.
  • Soleil bas : sans feuilles, le soleil d'hiver entre plus souvent dans le champ et provoque des contre-jours et des déclenchements à vide.

7. Planifier les relevés

Notez à chaque visite l'état des piles et le remplissage de la carte : au bout de quelques relevés, vous saurez combien de temps chaque piège tient, selon le site et la saison. Et les jours où un piège était éteint ne doivent pas compter dans l'effort de piégeage (voir organiser une campagne).

Avec l'application terrain NaturaTrack, chaque visite enregistre l'état de la batterie, et la carte signale en jaune les pièges dont les piles faiblissent.

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