
1. Qui passe dans un jardin ?
- Le hérisson : il sort au crépuscule et parcourt plusieurs jardins dans la nuit. Il hiberne en hiver, à peu près de novembre à mars selon la météo.
- Le renard : de plus en plus présent en ville et en périphérie, surtout de nuit.
- La fouine : elle vit volontiers dans les greniers et les granges, et passe sur les murets et les toits.
- L'écureuil roux : actif de jour, près des arbres et des haies.
- Les chats du voisinage, souvent les plus filmés, et des petits rongeurs comme le lérot, reconnaissable à son masque noir.
- En bordure de campagne ou de forêt : chevreuil, blaireau, parfois sanglier.


2. Où poser le piège
Les animaux empruntent les mêmes passages : un trou dans la haie, le dessous d'un portail ou d'un grillage, le bord d'une mare, un tas de bois ou le compost. Cherchez une coulée dans l'herbe ou de la terre tassée : c'est là qu'il faut viser.
- Posez le piège bas : 20 à 40 cm du sol pour un hérisson, un peu plus pour un renard.
- Gardez une distance d'un mètre et demi à trois mètres : trop près, la lumière infrarouge éblouit l'animal et l'image est blanche.
- Évitez de viser une lumière extérieure ou une surface qui réfléchit, comme une baie vitrée.
Le guide bien poser un piège détaille la hauteur, l'orientation et le dégagement du champ.
3. Les réglages
- Des vidéos courtes, de 10 à 20 secondes : dans un jardin, les passages sont fréquents.
- Un délai court entre deux déclenchements, pour suivre un animal qui revient.
- Une sensibilité moyenne : les plantes qui bougent et les chats déclenchent déjà souvent le piège.
- Le piège actif jour et nuit, pour ne pas manquer l'écureuil ni les oiseaux.
4. Accueillir la faune sans lui nuire
- Un point d'eau peu profond, avec une pierre pour en sortir, change souvent tout en été. Changez l'eau régulièrement.
- Un tas de bois ou de feuilles, un coin de haie laissé libre : des abris pour le hérisson et les insectes.
- Une ouverture d'environ 13 cm sur 13 cm au bas des clôtures laisse passer les hérissons d'un jardin à l'autre.
- Ne donnez ni lait ni pain : le lait rend les hérissons malades. Évitez de nourrir les animaux sauvages ; un hérisson qui semble en difficulté se confie à un centre de soins de la faune sauvage.
5. Les voisins et la loi
Cadrez votre seul terrain : ni la rue, ni le jardin ou les fenêtres des voisins. Prévenez les personnes qui vivent chez vous, supprimez les images où l'on reconnaît quelqu'un et ne les publiez jamais. Le détail est dans ce que dit la loi.
6. Ce que vous allez apprendre
Au bout de quelques semaines, les images racontent une histoire : le hérisson qui passe chaque soir à la même heure, le renard qui fait sa tournée vers 3 h du matin, l'écureuil du matin. En notant chaque passage, vous obtenez les heures d'activité de chaque espèce et leur évolution au fil des saisons. Pour mettre un nom sur un animal douteux, voir reconnaître les espèces.
7. Participer à la connaissance
Vos observations sont utiles aux naturalistes. La LPO mène par exemple la Mission Hérisson, une enquête participative pour suivre les hérissons en France. Vous pouvez aussi transmettre vos observations à la base naturaliste de votre région.
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